Aucun professionnel de santé ne m'a jamais prévenue de la présence de polluants éternels dans les protections pour l'incontinence. Je partage ce qu'ils ne vous diront pas.
Je gère l'incontinence depuis neuf ans. Neuf ans de rendez-vous médicaux. Des urologues. Des kinésithérapeutes spécialisées en rééducation périnéale. Mon médecin traitant. Des spécialistes.
Personne n'a jamais prononcé le mot "PFAS" devant moi.
C'était un mardi de juillet 2023. Au marché de la place Carnot, à Lyon, avec ma fille Claire. Il était onze heures du matin et la chaleur montait des pavés. J'ai senti cette chose familière que toutes les femmes dans ma situation reconnaissent immédiatement. Une pression soudaine. Une certitude froide dans l'estomac.
Je n'avais pas de rechange dans mon sac. Première fois depuis des années que j'avais oublié. J'ai regardé Claire, qui regardait les tomates, et j'ai juste dit "je dois rentrer". Elle a levé les yeux. Elle a vu quelque chose sur mon visage.
Ce n'est pas la fuite qui m'a le plus blessée ce jour-là. C'est d'avoir 68 ans et de devoir partir en courant d'un marché comme une enfant.
Neuf ans de protections. Neuf ans de déceptions. Le compte est brutal.
J'ai commencé avec les TENA Lady Extra en 2015. Le médecin m'en avait parlé presque comme d'une évidence. "C'est ce que les femmes prennent." 23,90 euros par mois. Livraison discrète. Tout semblait réglé.
La réalité : elles tenaient deux heures les bons jours. Une heure quand je marchais vite. Le plastique contre la peau par temps chaud crée une chaleur humide qui ne lâche pas. En l'espace de trois semaines, les premières rougeurs sont apparues dans le pli de l'aine. Mon médecin a dit "dermite de contact", a prescrit une crème, et n'a pas suggéré d'arrêter les protections.
En 2017, j'ai essayé les Always Discreet Maxi. Plus larges, disait la publicité. "Odeur fraîche." 28,50 euros par mois. Les trois premiers jours, j'ai cru que j'avais trouvé quelque chose. Puis les mycoses ont commencé. Deux en quatre mois. Le parfum chimique de ces protections, ce "frais" synthétique, déréglait l'équilibre naturel.
2018, les Poise Ultra Thin. Lues sur un forum. 31 euros par mois. Elles étaient plus minces, c'est vrai. Mais "ultra fine" ne veut pas dire "efficace pour une fuite de type 2". La première vraie fuite nocturne avec elles, j'ai dû changer le drap à trois heures du matin sans réveiller mon mari. Je suis restée debout dans la salle de bain jusqu'à cinq heures.
Même année : les douze séances de rééducation périnéale remboursées par la Sécurité Sociale. Une kinésithérapeute sérieuse, compétente. Zéro résultat mesurable sur les fuites au bout de cinq mois. Elle m'a dit quelque chose que je n'ai jamais oublié : "On peut renforcer les muscles. On ne peut pas réparer une valve qui a été trop sollicitée."
En 2021, l'urologue m'a parlé d'un auto-sondage à demeure. J'ai dit non. J'avais 65 ans et je n'étais pas prête à accepter ça. Il m'a regardée avec cette patience légèrement condescendante que j'ai appris à reconnaître dans les cabinets médicaux. "On en reparlera quand vous serez prête."
En 2022, j'ai essayé des serviettes lavables d'une marque vendue en ligne, conçues pour les règles, pas pour les fuites urinaires. La capacité absorbante n'avait rien à voir. J'avais dépensé 49 euros pour trois serviettes qui ont fini au fond d'un tiroir.
En 2023, une dernière tentative avec une autre marque de serviettes "incontinence légère" trouvée sur Amazon. 37,90 euros l'unité. Trois semaines d'essai, retour au tiroir. La protection était mal positionnée pour une vraie fuite. Le service client m'a proposé un code promo.
En neuf ans, j'ai dépensé 9 396 euros en protections jetables. J'en ai calculé le montant le soir où j'ai décidé que quelque chose devait changer. Ce chiffre ne représente pas seulement de l'argent. Il représente neuf ans de problèmes non résolus.
Sept tentatives sur neuf ans. Chacune avec son emballage rassurant, sa promesse, son prix. Aucune ne m'a dit ce qu'elle contenait réellement. Aucune n'a jamais mentionné le mot PFAS.
3 mars 2024. Deux heures du matin.
Je changeais ma quatrième protection de la journée. Debout dans la salle de bain, sous la lumière froide du plafonnier, avec cette odeur chimique familière que je n'arrivais plus à ignorer.
Il y a des moments où on pleure sans savoir très bien pourquoi. Ce n'est pas la douleur qui déborde. C'est la fatigue. La fatigue d'avoir fait tout ce qu'on était censée faire, de n'avoir laissé tomber aucun rendez-vous, d'avoir essayé honnêtement toutes les solutions recommandées, et d'être encore là, à deux heures du matin, à changer une protection pour la quatrième fois.
Claire avait une clé de chez moi depuis que son père était en déplacement. Elle avait passé la soirée là. J'entends ses pas dans le couloir. Un frappement léger à la porte de la salle de bain. "Maman ? Tout va bien ?"
Je n'ai pas répondu tout de suite. Elle est entrée. Elle m'a vue. Elle n'a rien dit pendant un moment.
Puis elle a dit : "J'ai quelque chose à te montrer. Pas ce soir. Demain matin."
Ce quelque chose allait changer ce que je croyais savoir sur neuf ans de vie avec l'incontinence.
Ce que ma fille avait appris dans sa formation
Claire travaille comme aide-soignante dans un EHPAD depuis six ans. Elle côtoie des sages-femmes, des infirmières spécialisées, des médecins gériatres. Ce soir-là, elle avait assisté à une journée de formation sur la santé des femmes âgées. Une sage-femme avait présenté un rapport sur les substances absorbées par le corps féminin via les protections pour l'incontinence.
Elle n'avait pas voulu m'en parler le soir même, à deux heures du matin, parce qu'elle voulait avoir le temps de bien me l'expliquer.
Le lendemain matin, autour d'un café, elle a posé son téléphone sur la table et m'a montré ce rapport.
La première phrase que j'ai lue : "Les PFAS, dits polluants éternels, ont été détectés dans plusieurs marques de protections jetables pour l'incontinence analysées entre 2022 et 2024."
J'ai levé les yeux vers Claire. "C'est quoi les PFAS ?"
Elle m'a expliqué. Longuement. Et pendant qu'elle parlait, j'ai compris quelque chose que neuf ans de médecine et neuf ans de protections n'avaient jamais daigné me dire.
Ce que les fabricants de protections ne vous diront jamais
Je veux être honnête avec vous avant d'aller plus loin. Je ne dis pas que les femmes qui achètent des TENA sont naïves. Moi aussi j'en ai acheté pendant neuf ans. Je ne dis pas que votre médecin vous a menti. Je dis que le système entier, médical, pharmaceutique, industriel, a rendu cette information invisible aux plus attentives d'entre nous. J'en fais partie. Et c'est pour cela que je vous partage ce que j'ai appris ce matin-là.
Vous n'avez pas essayé sept marques de protections différentes
Vous avez essayé sept variantes d'un même produit industriel, avec sept emballages différents.
TENA, Always Discreet, Poise, Confiance, Hartmann, Attends : des noms différents sur des formulations qui partagent la même catégorie chimique. Des polymères absorbants synthétiques, des agents blanchissants, des parfums de masquage. Et pour plusieurs d'entre elles, selon les analyses publiées depuis 2022 : des PFAS.
Si vos protections ne fonctionnaient pas, si vous aviez des rougeurs, des infections récurrentes, une peau qui réagissait sans raison apparente : ce n'était pas parce que vous aviez mal choisi. C'était parce que vous choisissiez dans la mauvaise catégorie entière.
Pourquoi la zone périnéale change tout
Les PFAS, les acides perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques, sont des composés chimiques utilisés industriellement pour rendre des matières imperméables à l'eau et aux graisses. On les trouve dans les emballages alimentaires, dans certains textiles techniques, dans des mousses anti-incendie. Et, selon les analyses publiées ces dernières années, dans les membranes imperméables de plusieurs protections pour l'incontinence.
Le problème n'est pas seulement qu'ils existent. Le problème est où ils entrent en contact avec le corps.
La zone périnéale est l'une des zones les plus vascularisées et les plus perméables du corps humain. La muqueuse vaginale et périnéale est significativement plus absorbante que la peau du bras ou du dos. Ce qui entre en contact prolongé avec cette zone, plusieurs heures par jour, tous les jours, pendant des années, ne reste pas simplement "contre" la peau. Une partie de ces substances traverse la barrière cutanée.
Les PFAS ne se dégradent pas. Ni dans l'environnement, ni dans le corps humain. C'est pour cela qu'on les appelle polluants éternels. Ce qui est absorbé s'accumule dans les tissus adipeux. Chaque jour de contact supplémentaire est un jour d'accumulation. Et cette accumulation est irréversible.
Voilà pourquoi tous les médecins, même les meilleurs, ne pouvaient pas résoudre le problème des irritations, des infections récurrentes, de la peau qui réagissait "pour rien". Ils soignaient les symptômes d'une exposition chimique quotidienne sans jamais la nommer, parce qu'ils ne la connaissaient pas eux-mêmes.
Les protections jetables TENA, Always, Poise échouent à protéger la santé de leurs utilisatrices parce que leur composition synthétique, en contact prolongé avec la zone périnéale, la plus absorbante du corps féminin, expose le corps à des composants chimiques qui s'accumulent dans les tissus à vie. Caelisya fonctionne parce que sa composition est 100% coton bio certifié GOTS, ce qui interdit par définition tout composant fluoré, tout parfum synthétique, tout agent blanchissant : le coton pur ne peut pas contenir de PFAS.
Ce que j'ai trouvé en cherchant une vraie alternative
Claire m'avait montré ce qu'elle avait trouvé en cherchant des alternatives dont la composition était publiée clairement. Une marque française : Caelisya. Un sous-vêtement lavable en coton bio certifié GOTS, fabriqué en France, conçu avec des sages-femmes spécialisées en rééducation périnéale.
Ce qui m'a arrêtée, c'est quelque chose de simple que je n'avais jamais vu en neuf ans : leur composition était entièrement publiée, fibre par fibre. Coton bio certifié GOTS côté peau. Coton bio certifié GOTS côté extérieur. Couche absorbante en microfibre technique certifiée OEKO-TEX. Membrane imperméable en PU médical. Zéro parfum. Zéro chlore. Zéro composant fluoré.
La certification GOTS, c'est le standard le plus exigeant au monde pour le coton biologique. Elle interdit par définition l'utilisation de PFAS, d'agents blanchissants chlorés, de colorants synthétiques cancérigènes. Ce n'est pas une promesse marketing. C'est un cahier des charges opposable, audité chaque année par un organisme indépendant accrédité.
J'avais 68 ans et c'était la première fois qu'un fabricant de protection me disait exactement, matière par matière, ce qui allait toucher ma peau. Je n'aurais jamais dû trouver ça remarquable. Mais après neuf ans de TENA, c'était une révélation.
J'ai commandé. Voici exactement ce qui s'est passé.
Je vais vous raconter les trois premiers mois tels qu'ils se sont déroulés. Pas la version embellie. Pas "tout a changé du jour au lendemain". La vraie version.
Le colis est arrivé en emballage neutre, sans mention du contenu. À l'intérieur : deux serviettes pliées dans du papier de soie et une carte avec les instructions de lavage. J'ai tenu la serviette dans les mains avant de la mettre. Le tissu était différent de tout ce que j'avais porté depuis neuf ans. Coton. Juste du coton. Presque froid sous les doigts. J'ai regardé l'étiquette : "100% coton bio certifié GOTS". J'ai pensé : si ça ne marche pas, j'aurai au moins essayé quelque chose d'honnête.
Je suis sortie faire mes courses un mardi matin. En rentrant, j'ai réalisé quelque chose. Je n'avais pas pensé une seule fois à vérifier en chemin. Avec les TENA, je vérifiais toutes les heures. C'était devenu un réflexe inconscient que je ne remarquais plus. Ce matin-là, j'avais oublié de vérifier. La serviette avait tenu. Pas de chaleur. Pas de rougeur le soir. J'ai hésité à le dire à Claire, de peur de m'emballer.
Ma sœur Michèle est venue déjeuner. Nous ne nous étions pas vues depuis deux mois. En partant, elle m'a dit quelque chose qu'elle ne m'avait plus dit depuis longtemps : "Tu as l'air reposée." Elle ne savait pas que j'avais changé de protection. Elle avait simplement remarqué quelque chose sur mon visage que moi je n'avais pas encore su nommer.
Zéro fuite en 90 jours. Pas une. Y compris au mariage de ma nièce en juin, où j'ai dansé trois heures d'affilée. Y compris la nuit où il faisait 34 degrés. Y compris le trajet de cinq heures en voiture pour aller voir mes petits-enfants dans le Lot. Zéro fuite. Pour la première fois depuis neuf ans, j'ai réservé une table au restaurant sans calculer où se trouvaient les toilettes.
C'est parce que le coton bio GOTS élimine tout contact entre la zone périnéale et un composant chimique synthétique. La peau a cessé de réagir à une agression chimique constante qu'elle subissait depuis des années, sans que ni moi ni mon médecin ne l'ayons identifiée comme telle.
J'ai commandé la semaine d'après, sur les conseils de ma sœur. J'avais 64 ans, trois ans de TENA Discreet, et des rougeurs que mon dermatologue attribuait à "la peau sensible avec l'âge". La première nuit avec la serviette Caelisya, j'ai dormi jusqu'à six heures du matin sans me réveiller. J'avais oublié ce que c'était de dormir sans me lever. J'en ai commandé trois de plus le lendemain matin.
Ce que je vous recommande, et pourquoi vous ne prenez aucun risque
Je sais que si vous lisez jusqu'ici, vous êtes peut-être sceptique. Je l'aurais été aussi. J'avais neuf ans de déceptions. Neuf ans à avoir cru des emballages, des publicités, des promesses médicales. Alors voici ce que j'ai demandé à Caelisya pour que vous ne preniez absolument aucun risque.
Coton bio certifié GOTS, zéro composant fluoré, zéro parfum synthétique. C'est tout ce qui change. Et c'est tout ce que j'aurais eu besoin de savoir il y a neuf ans.
Une chose que j'aurais voulu comprendre plus tôt : chaque jour de contact supplémentaire avec des PFAS, c'est une accumulation supplémentaire dans les tissus. Les PFAS ne se dégradent pas dans l'organisme. Ce qui est absorbé cette semaine reste là. Ce n'est pas une pression commerciale. C'est une réalité biologique. Et votre corps mérite de savoir ce qu'il absorbe.
L'offre Caelisya actuellement disponible
Coton biologique naturel, sans plastique, sans PFAS, sans parfum. Fabriquées en France. À partir de 24,90 € avec les offres groupées disponibles sur leur site.
Si au bout de trente jours vous avez la moindre fuite, la moindre irritation, ou le moindre doute sur la composition : remboursement intégral sans question, sans renvoi de produit. Vous gardez les serviettes. Je n'aurais jamais osé vous recommander ça si je n'avais pas vécu neuf ans d'incontinence avant de les trouver.
Le vrai coût sur 3 ans
Ce qui se passe après votre commande
Colis reçu en emballage neutre, sans mention Caelisya. À l'intérieur : vos serviettes en coton bio et la fiche de composition matière.
Vous portez votre première serviette. Vous lisez la composition matière sur l'étiquette. Vous vérifiez la certification GOTS sur le registre public si vous le souhaitez.
Vous décidez. Vous gardez parce que vous les aimez, ou vous vous faites rembourser intégralement en les gardant quand même. Dans tous les cas, vous ne perdez rien.
Les questions que vous vous posez probablement
La serviette peut-elle vraiment retenir une fuite importante ?
Oui. La capacité a été testée à 100 ml en laboratoire, soit l'équivalent de 4 à 5 fuites d'effort. Pour les fuites nocturnes plus importantes, Caelisya propose une version nuit avec une capacité de 200 ml.
Est-ce visible sous un pantalon ou une robe ?
Non. L'épaisseur au niveau absorbant est de 5 mm, invisible sous un legging blanc. La serviette reste en place et ne se voit pas sous les vêtements.
Comment puis-je vérifier qu'il n'y a vraiment aucun PFAS ?
La certification GOTS (Global Organic Textile Standard) interdit explicitement l'utilisation de composés fluorés, de PFAS, d'agents blanchissants chlorés et de colorants synthétiques cancérigènes. La certification de Caelisya est vérifiable directement sur le registre public du Textile Exchange. Un coton 100% certifié GOTS ne peut pas, par définition, contenir de PFAS : ce sont des traitements chimiques industriels appliqués aux matières synthétiques, pas au coton pur.
Comment la laver ?
Machine à 30 degrés dans un filet de lavage, sans adoucissant. Séchage à l'air libre. Durée de vie estimée de 2 à 3 ans avec deux ou trois serviettes en rotation.
Que se passe-t-il si j'ai quand même une fuite ?
Vous écrivez à Caelisya. Remboursement intégral dans les 30 jours. Vous gardez la serviette. Pas de renvoi à faire.
Mon entourage va-t-il le savoir ?
Non. Colis neutre sans mention. La serviette se lave avec votre lessive habituelle et ne se distingue pas du reste du linge.
Est-ce remboursé par la Sécurité Sociale ou ma mutuelle ?
Pas encore. Mais une serviette Caelisya représente environ 500 protections jetables évitées, soit un amortissement en moins de quatre mois pour une utilisatrice régulière.
Une dernière chose, parce que je sais ce que c'est que d'avoir été déçue plusieurs fois. Si au bout de 30 jours la serviette ne tient pas ses promesses, vous êtes remboursée intégralement, sans renvoi du produit, sans question. Vous gardez la serviette. Je n'aurais jamais osé vous recommander ça si je n'avais pas vécu neuf ans d'incontinence avant de la trouver.
Michèle, ma sœur, a commandé trois semaines après moi. Elle m'a envoyé un message avant-hier : "Première nuit sans me réveiller depuis deux ans. J'en ai commandé trois de plus." Elle a raison de ne pas attendre.